L'avenir. Mot bizarre, puisqu'on ne sait pas ce qu'il définit. Le brouillard. Le vide. La peur de l'inconnu. Le grand saut. Cet homme derrière ses dossiers qui regrette de ne pas être un clown. Cette ado dans sa chambre qui ne comprend plus rien au présent, et qui n'a aucune envie de se projeter dans le futur. Mais c'est aussi un peu un mot magique. Celui qui fait briller les yeux. On l'aime tant, parce que c'est mieux que n'importe quel jeu de simulation. Liberté totale. Où l'on veut. Quand on veut. Comme on veut. Avec qui l'on veut. Faire ce que l'on veut. P'tét surtout être heureux. Puisque l'impossible devient possible. Alors on se dit que finalement le jeu en vaut la chandelle. On enlève le « no futur » de notre sac. A nouveau l'espoir. A nouveau l'envie. On grandit un peu. On fait des projets. Et même si on n'avoue pas, même si on rigole de nos vieux rêves. Comédien, dresseur de lion, président de la République, chanteuse, et j'en passe. Y a toujours une part de nous qui y croit, dur comme fer. Autant que quand on a cru au père noël ou à l'amitié. Serait-il possible qu'à présent nous croyons en l'avenir ? Il n'y a que lui qui pourra nous le dire.
